Le far aux pruneaux fait partie de ces desserts où quelques ingrédients simples donnent une texture généreuse, entre flan fondant et gâteau doré. Cette recette facile s’adresse aux cuisiniers débutants comme aux amateurs de pâtisserie française maison : comptez 15 minutes de préparation active, une heure pour réhydrater les fruits, puis environ 50 minutes de cuisson. Un moule carré de 20 cm, un fouet et une balance suffisent pour obtenir des proportions précises.
Le secret tient à une pâte bien lisse, préparée avec du lait tiède, et à une cuisson en deux temps. Les pruneaux gonflés dans une infusion parfument le dessert sans masquer le goût de la vanille ; après refroidissement, une nuit au frais affine encore sa tenue. Voilà un dessert gourmand à préparer la veille, puis à servir en parts nettes au goûter ou après un repas.
En bref
- Temps : 15 min de préparation active, 1 h de trempage et environ 50 min de cuisson.
- Portions : 6 personnes.
- Niveau : débutant.
- Matériel : moule de 20 × 20 cm, balance, casserole et fouet.
- Vigilance : incorporez le lait tiède progressivement pour éviter les grumeaux et une pâte dédoublée à la cuisson.
Les ingrédients du far aux pruneaux et leur rôle
Pour six personnes, prévoyez 320 g de pruneaux dénoyautés, 500 ml de lait entier, 4 œufs, 90 g de farine semi-complète, 40 g de sucre, 6 gouttes d’extrait de vanille et 1 sachet de thé Earl Grey. Le lait entier donne une pâte souple, tandis que les œufs assurent la liaison et la tenue du gâteau traditionnel.
La farine semi-complète apporte une note légèrement céréalière ; de la farine de blé classique convient aussi, en gardant le même poids. Avec seulement 40 g de sucre, la douceur vient surtout des fruits séchés. Le choix du moule compte également : une tôle de 20 × 20 cm conduit bien la chaleur et favorise une surface dorée.
| Ingrédient | Quantité | Rôle et adaptation |
|---|---|---|
| Pruneaux dénoyautés | 320 g | Apportent des morceaux fondants ; les abricots secs peuvent les remplacer. |
| Lait entier | 500 ml | Donne une texture riche ; le lait demi-écrémé fonctionne aussi. |
| Œufs | 4 | Lient la pâte et contribuent à sa tenue. |
| Farine | 90 g | Épaissit l’appareil ; pesez-la pour éviter une texture farineuse. |
| Sucre | 40 g | Équilibre la pâte sans couvrir le goût des fruits. |
| Thé et vanille | 1 sachet et 6 gouttes | Parfument les pruneaux et la pâte. |
La précision évite notamment le déséquilibre entre liquide et farine : une pâte trop fluide risque de cuire en couches, tandis qu’un excès de farine rend le résultat compact. Pour comparer une autre façon de préparer ce dessert, consultez aussi cette recette de far aux pruneaux.
Préparer les pruneaux et le moule avant la pâte
Faites tremper les pruneaux pendant 1 heure dans une infusion chaude d’Earl Grey. Cette étape les réhydrate et les rend plus moelleux dans le far. Égouttez-les ensuite soigneusement : trop de liquide de trempage risquerait de modifier la consistance de la pâte.
Beurrez ou huilez le moule, puis disposez les fruits en une couche régulière au fond. Pendant ce temps, préchauffez le four à 200 °C et faites tiédir le lait dans une casserole avec la vanille. Il doit être chaud au toucher, sans bouillir. Cette mise en place évite de laisser la pâte patienter pendant que le four chauffe.
Une infusion sans alcool pour parfumer les pruneaux
Le thé apporte une légère note aromatique, mais l’eau chaude convient aussi si vous préférez un goût plus neutre. Pour une variante parfumée, ajoutez 1 cuillère à soupe d’eau de fleur d’oranger au liquide de trempage. Le rhum est facultatif ; si vous en utilisez, gardez une quantité modérée et évitez de le servir tel quel aux personnes qui ne consomment pas d’alcool.
Les fruits doivent être souples, mais encore entiers, afin de rester visibles à la découpe. Une préparation ordonnée — fruits égouttés, moule prêt, lait tiède — rend la suite plus rapide et limite les manipulations inutiles.
La pâte du far breton : une méthode simple sans grumeaux
Mélangez la farine et le sucre dans un grand saladier. Ajoutez les œufs un par un en fouettant après chaque ajout : la pâte devient progressivement homogène, sans qu’il soit nécessaire de la battre longtemps.
Versez ensuite le lait tiède en filet, en continuant à fouetter. Cette incorporation graduelle évite les amas de farine et donne un appareil lisse, assez fluide pour se répartir entre les pruneaux. Si quelques grumeaux persistent, passez la préparation dans une passoire fine avant de la verser dans le moule.
- Fouettez ensemble les 90 g de farine et les 40 g de sucre.
- Incorporez les 4 œufs, un à un, jusqu’à obtenir une base lisse.
- Ajoutez progressivement les 500 ml de lait tiède vanillé.
- Versez l’appareil sur les pruneaux déjà installés dans le moule.
Ne cherchez pas à faire mousser la préparation : beaucoup d’air peut entraîner un gonflement excessif, suivi d’un affaissement en refroidissant. Le far est un dessert rustique, dense et fondant, pas une génoise. Une pâte lisse et peu aérée prépare une cuisson plus régulière.
Cuisson du far aux pruneaux : température et repères
Enfournez le moule à 200 °C pendant 20 minutes, puis baissez le four à 180 °C pour environ 30 minutes. Le temps total tourne autour de 50 minutes, mais la profondeur du plat et le matériau du moule peuvent le faire varier légèrement.
Le dessus doit être bien doré et le centre encore légèrement tremblotant lorsque le moule est déplacé avec précaution. Une lame de couteau plantée au centre doit ressortir sans pâte liquide. Si la surface colore trop vite avant que le cœur ne soit pris, poursuivez la cuisson à 180 °C plutôt que de remonter la température.
| Étape | Réglage du four | Durée indicative |
|---|---|---|
| Début de cuisson | 200 °C | 20 min |
| Fin de cuisson | 180 °C | Environ 30 min |
| Refroidissement | À température ambiante | Jusqu’à refroidissement complet |
| Repos conseillé | Au réfrigérateur | Une nuit pour une texture plus ferme |
Le moule en tôle transmet rapidement la chaleur, ce qui aide à obtenir une croûte colorée. Avec un plat en céramique, le centre peut demander quelques minutes supplémentaires ; fiez-vous à la prise de la pâte plutôt qu’à une minute précise. Le far se stabilise en refroidissant, alors évitez de le découper dès sa sortie du four.
Erreurs à éviter pour garder une texture fondante
Un far réussi présente une texture uniforme, entre flan et gâteau moelleux. Les défauts les plus fréquents viennent d’un dosage approximatif, d’un lait trop froid ou d’une cuisson menée trop vivement. Quelques vérifications simples permettent de les corriger sans compliquer la recette.
- Mesurer la farine à la cuillère : les quantités varient et le far peut devenir trop liquide ou farineux. Pesez précisément 90 g.
- Verser le lait froid d’un coup : la pâte se mélange moins facilement et peut garder des grumeaux. Tiédissez-le puis incorporez-le en filet.
- Oublier d’égoutter les fruits : l’infusion dilue l’appareil autour des pruneaux. Laissez-les s’égoutter avant de garnir le moule.
- Cuire à température élevée pendant toute la durée : le dessus colore avant que le centre ne prenne. Réduisez à 180 °C après les 20 premières minutes.
- Trancher le far encore chaud : les parts s’écrasent et paraissent trop molles. Laissez-le refroidir complètement avant de le couper.
Une séparation entre une couche crémeuse et une couche farineuse signale souvent une pâte mal homogénéisée ou une cuisson irrégulière. Le lait tiède et la pesée exacte réduisent ce risque. Le bon repère reste un cœur pris, mais encore souple, qui finira de se raffermir au repos.
Variantes du dessert maison selon les envies
La recette de base accepte plusieurs adaptations sans changer sa méthode. Pour une version économique, utilisez du lait demi-écrémé et des pruneaux vendus en vrac ; conservez les mêmes quantités afin de préserver l’équilibre de l’appareil.
Far aux pommes ou aux abricots
Pour remplacer les pruneaux par des pommes, faites revenir 2 pommes coupées en lamelles dans une poêle avec une petite quantité de beurre, jusqu’à ce qu’elles soient tout juste tendres. Disposez-les dans le moule et ajoutez une pincée de cannelle à la pâte. Les abricots secs fonctionnent également ; réhydratez-les comme les pruneaux avant de les égoutter.
Far sans alcool et parfumé à la vanille
L’infusion de thé, l’eau chaude ou l’eau de fleur d’oranger remplacent facilement le rhum dans le trempage. Pour une saveur plus marquée sans alcool, augmentez la vanille de quelques gouttes, sans dépasser une quantité qui dominerait les fruits. Ces options gardent le dessert accessible à toute la famille.
Pour un repas aux accents bretons, le far peut clôturer un menu simple après un plat salé ; un menu festif facile à organiser donne aussi des idées pour composer une table de fête. Quelle que soit la variante, conservez l’équilibre entre fruits, lait et farine pour garder le caractère fondant du far breton.
Conservation et préparation à l’avance du far breton
Laissez le far refroidir complètement à température ambiante, puis couvrez le plat ou transférez les parts dans une boîte hermétique au réfrigérateur. Il se conserve jusqu’à 3 jours au froid. Une nuit de repos améliore la tenue et facilite la découpe, raison pour laquelle ce dessert maison se prépare volontiers la veille.
Servez-le frais ou sortez-le du réfrigérateur environ 15 minutes avant dégustation pour assouplir sa texture. Pour le réchauffer, placez une part au four à 150 °C pendant quelques minutes ; un passage trop long au micro-ondes peut rendre la pâte caoutchouteuse. La congélation est possible en portions bien emballées pendant environ 1 mois, avec une décongélation lente au réfrigérateur.
- Pour préparer la veille : cuisez le far, laissez-le refroidir et réfrigérez-le couvert.
- Pour transporter : gardez-le dans une boîte fermée et au frais jusqu’au service.
- Pour congeler : emballez les parts séparément, puis décongelez-les au réfrigérateur avant dégustation.
Comme le far contient des œufs et du lait, évitez de le laisser plusieurs heures à température ambiante. Une conservation au froid et un service en portions prélevées au fur et à mesure préservent mieux sa texture et sa fraîcheur.
Questions pratiques sur la recette facile du far aux pruneaux
Quelques ajustements répondent aux questions qui reviennent souvent lorsqu’un far est préparé pour la première fois. Le meilleur repère reste l’association entre des quantités pesées, une cuisson progressive et un refroidissement complet.
Peut-on préparer le far aux pruneaux la veille ?
Oui. Laissez-le refroidir complètement, couvrez-le et gardez-le au réfrigérateur jusqu’à 3 jours. Une nuit de repos raffermit la texture et facilite la découpe.
Faut-il réhydrater les pruneaux avant la cuisson ?
C’est conseillé pour obtenir des fruits plus moelleux. Faites-les tremper 1 heure dans une infusion chaude, puis égouttez-les avant de les placer dans le moule.
Comment savoir si le far breton est cuit ?
Le dessus doit être doré et le centre pris, sans pâte liquide. Une lame plantée au centre ressort sans appareil cru ; le dessert se raffermit encore en refroidissant.
Peut-on remplacer le lait entier ?
Oui, 500 ml de lait demi-écrémé peuvent remplacer le lait entier. La texture sera un peu moins riche, mais les proportions des autres ingrédients restent identiques.
Pour une première réalisation, préparez les ingrédients avant d’allumer le four : la recette devient alors fluide, du trempage des fruits au service. Un far doré, reposé et découpé froid offre l’équilibre recherché entre pâte fondante et pruneaux généreux.


